

Journée d’étude organisée par l’EMS La Turmelière
ouverte aux institutions sur invitation
Vendredi 9 septembre 2011 de 9h à 18h
Théâtre Quartier Libre
Place Rohan
44150 ANCENIS
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Nombre de places limitées, réponse souhaitée avant le 15 juillet par mail: nhuteau@fal44.org ou au 02.40.09.15.17
Chaque jour, nous avons l’expérience d’une parole qui apaise ou d’un propos qui déclenche un cataclysme. Chacun des professionnels doit s’exercer à la juste parole et ce n’est pas chose facile. « Ça » parle beaucoup dans une institution et les conséquences réservent bien des surprises. On apprend vite que l’on ne s’exprime pas de la même façon, lorsque l’on s’adresse à un sujet névrosé ou à un sujet psychotique.
Tout être humain est inscrit dans le langage et institué par lui. On peut dire qu’il en est affecté au sens de parasité, même s’il ne parle pas, fût-il autiste, qui par exemple se bouche les oreilles à quelque chose qui « se dit » à l’intérieur de lui-même, ou venant de l’extérieur.
Il n’y a ni protocole, ni recette, mais un apprivoisement les uns par les autres pour que ces jeunes puissent traiter avec nous, les grandes questions qui les tourmentent.
Dans la psychose, ce qui est particulièrement mis en exergue, est la nature du lien social, dans la mesure où le sujet s’est « débranché » de l’Autre. Cela donne une langue qui a des résonances particulières.
Le dispositif institutionnel permet, pour peu qu’on s’y sente concerné, de laisser une large place à un outil à la fois maniable et complexe : la parole. C’est à ce prix, qu’un savoir « comment y faire avec » se dépose peu à peu dans le plus délicat des accompagnements. Nous rencontrons ainsi, des jeunes, qui font un usage particulier de la langue, que ce soit le mutisme ou le maniérisme, mais le plus souvent c’est l’injure qui est au rendez-vous. Il nous faudra d’abord définir, ce que parler veut dire, en prêtant attention à la parole de ces jeunes et aux réponses multiples qui leur sont proposées, venant confirmer ce que chacun expérimente : « La parole, ça a des effets ».
Chaque professionnel sera invité à initier un dialogue avec d’autres institutions qui voudront bien y prendre part, autour de vignettes cliniques.
Cette journée a pour visée de mettre en valeur le travail des professionnels au quotidien. Elle nous permettra une lecture de la psychose et de l’autisme, à partir de la parole dans le traitement institutionnel, mais pas sans « une pratique à plusieurs ».
Comme le rappelle le poète Raymond Queneau, le « Ske ça m’fait » est l’appui qui permet à la poésie de se dire face à la nouveauté de l’expérience. A sa suite, relevons le défi dans ce qui est avant tout une « expérience de parole ».
Claire TALEBIAN
Programme
9h-9H30 Accueil
9h30-10h Mots d'accueil et des présidents
10h 30-11h Intervention d’ÉRIC ZULIANI
Psychologue au Cardo (ARRIA)
Psychologue-Psychanalyste à Nantes
11H-12h Vignettes cliniques et échange
12h-14h Repas libre
14h-15h Vignettes cliniques et échange
15h-16h Vignettes cliniques et échange
16h-16h30 Pause
16h30-18h Conférence d’ALEXANDRE STEVENS
Ex-Directeur du Courtil,
Institution du RI3 : Réseau International des Institutions Infantiles
Psychiatre-Psychanalyste à Bruxelles
Membre de l’Ecole de la Cause Freudienne
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