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Josseline
AUDRAN, |
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Certains réseaux ont peut être évolué depuis quelques années mais il me semble que les prises en charge en maternelle et plus particulièrement en petite et moyenne sections ne sont pas très fréquentes (pour toutes sortes de raisons dont certaines sont dûes aux personnels eux-mêmes .). Il se trouve que j'ai travaillé la question de l'échec scolaire, beaucoup plus important chez les petits garçons que chez les petites filles, et que j'en étais arrivée à la conclusion (il y a dix ans de cela maintenant ) qu'une prise en charge très précoce, par petits groupes d'enfants de petite et/ou moyenne section, dans des groupes de langage, permettrait peut-être de réduire l'échec scolaire (plus particulièrement pour les petits garçons qui semblaient avoir plus de mal à entrer dans la langue que les filles). Ma propre pratique de groupes de soutien, en langage, en maternelle (moyenne section) m'avait également permis de prendre conscience de l'efficacité de ce type de travail et de mesurer des progrès réels. Cela fait
donc dix ans que je pense que les personnels de réseaux devraient
travailler dans ce sens et entendre Mr RINGARD le dire maintenant me fait
sourire. Je me fierais quant à moi beaucoup plus à l'intelligence des personnels ; la présence, dans des classes de maternelle de membres de réseaux (en tant qu'observateurs) le dialogue avec les enseignants (pratiques, existant déjà dans certains endroits), une approche plus globale de l'enfant, un travail concerté avec le médecin scolaire et l'assistante sociale, une formation pour certains maîtres totalement démunis en maternelle, tout cela (et ce à quoi je n'ai pas pensé .) doit permettre de repérer et d'aider les enfants qui ont des difficultés de langage et ceux dont on pense qu'ils sont dyslexiques. Si j'en avais le pouvoir, je dispatcherais ici et là quelques orthophonistes auprès des équipes éducatives .. mais il faudrait, en plus, en avoir les moyens financiers Pour revenir à la prise en charge précoce des troubles, j'ai lu hier dans le Ouest France un article de Pierre Delion préconisant un dépistage très précoce de l'autisme en utilisant la méthode d'observation directe des bébés, en lien et avec les familles. Il se trouve de Mr DELION (pédopsychiatre/psychanalyste à ANGERS) avait fait une intervention très intéressante à Challans, le 16 janvier, lors de la journée de formation sur le corps et la douleur et qu'il avait justement parlé de ce travail avec les bébés. Pour ce qui concerne le langage, il y a quelques années, discutant avec des élèves orthophonistes, j'émettais l'hypothèse qu'il sera peut-être souhaitable de travailler avec des bébés . Cela soulève évidemment de nombreuses questions, à chacun, qu'il soit parent, soignant, éducateur, pédagogue, d'y réfléchir. |
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